
« Tu aurais dû comparer ce que les Démocrates ont fait pour les Noirs avec ce que les Républicains ont apporté. »
C’est un commentaire que j’ai reçu après la publication de mon article J’ai triché mieux que vous, alors taisez-vous. Je l’ai lu avec attention, comme tous les autres. Est-ce que j’aurais dû faire un bilan entre les deux camps politiques? Peut-être. Mais est-ce que c’était le but de mon texte ? Pas vraiment.
Je n’ai jamais prétendu écrire une thèse comparative sur les politiques sociales des Démocrates et des Républicains. Et pour être honnête, les grandes lignes sont connues : les Démocrates promettent beaucoup et tiennent rarement toutes leurs promesses. Les Républicains, eux, promettent peu, mais n’ont jamais été particulièrement généreux envers les plus vulnérables. En résumé : les Démocrates promettent beaucoup et donnent peu; les Républicains ne promettent rien et ne donnent rien.
La vérité, c’est qu’aucun camp n’a changé radicalement la condition noire en Amérique. On vote souvent pour les démocrates car ils sont les « moins pires ». C’est sous leurs gouvernements qu’ont été mis en place des programmes sociaux censés sortir les plus vulnérables de la misère.
Le Parti républicain, lui, a longtemps été hostile aux revendications des minorités. À chaque avancée des droits civiques, il y avait une résistance de ce côté-là. Et aujourd’hui encore, plusieurs figures républicaines adoptent des positions qui heurtent de plein fouet les réalités vécues par les Noirs : minimisation du racisme systémique, restrictions du droit de vote dans certaines régions, etc.
Qu’est-ce qu’on fait de notre réussite quand on vient de loin?
Soyons clairs : mon texte n’était pas un pamphlet contre les Républicains. Ce n’était ni un procès contre le vote conservateur, ni un plaidoyer pour les Démocrates.
Je comprends qu’on puisse vouloir voter pour Donald Trump. Je ne suis pas choqué qu’une femme noire, immigrée, se reconnaisse dans des valeurs conservatrices. Ce que je dénonce, c’est autre chose : le mépris affiché envers ceux qui galèrent. Ce regard hautain jeté sur les autres une fois le confort atteint.
Le vrai sujet de mon article, c’est notre rapport à la réussite. Qu’est-ce qu’on fait de notre ascension quand on vient de loin? Est-ce qu’on s’en sert pour écraser les autres, ou pour ouvrir des portes?
« C’est un règlement de comptes »
Certains ont vu dans mon article un règlement de compte personnel. Et franchement, je comprends. Quand on lit un texte qui cible une personne en particulier, on peut vite se dire que c’est personnel. Et quelque part, oui, ça l’est. Mais pas comme vous le pensez. Je n’ai pas écrit ce texte pour me venger ou pour régler mes comptes.
J’ai écrit ce texte pour dénoncer l’arrogance de certains Noirs devenus conservateurs, qui crachent sur les pauvres, tournent le dos à leur passé, et prétendent que leur réussite individuelle est la preuve que les autres sont juste des fainéants.
Ça, oui, je le prends personnellement. Parce que je sais ce que ça coûte d’essayer de s’en sortir dans un système qui vous met constamment des bâtons dans les roues. Alors non, ce n’était pas un règlement de comptes. C’était juste un coup de gueule contre cette posture qui consiste à regarder ceux restés en bas comme des ratés, comme des assistés, comme des fardeaux.
Ce ne sont pas des idées conservatrices qui me dérangent, c’est l’attitude.
Ce qui me dérange, ce n’est pas le vote à droite. C’est le manque de compassion. C’est ce refus de tendre la main, de renvoyer l’ascenseur.
J’ai écrit ce texte parce que je suis fatigué de ces discours où l’on entend : « J’ai réussi, donc tout le monde peut le faire ». Comme si l’histoire, le contexte, les obstacles n’avaient aucune importance. Comme si tout se résumait à la volonté.
Je n’ai pas écrit par rancune, mais pour rappeler une chose essentielle: le sommet n’a de valeur que si on tend la main vers ceux qui grimpent encore.
A travers ce texte, je dénonçais cette attitude qu’on retrouve chez certains Noirs qui, une fois arrivés au sommet, effacent les galères, les mains tendues, les portes ouvertes par d’autres, les opportunités qu’on leur a données.
Ils se présentent comme des self-made people, mais personne ne se construit seul. Personne ne réussit sans aide, sans chance, sans réseau, sans coups de pouce. Et ceux qui prétendent le contraire sont souvent les plus privilégiés. Ça m’horripile quand ceux, à qui on a toujours ouvert les bonnes portes, regardent de haut ceux qui n’ont pas eu les mêmes chances, et disent: « Il suffit de se prendre en main ».
Non, mon article n’était pas un règlement de comptes. C’était juste un rappel. Un rappel que réussir ne donne pas le droit de mépriser.
« La bienveillance, ce n’est pas le silence »
Certains m’ont dit que je m’étais éloigné de ma ligne éditoriale car mon texte manquait de bienveillance. Mais est-ce vraiment manquer de bienveillance que de dénoncer les discours qui blessent, qui divisent, qui méprisent? Au contraire, je pense que c’est une forme de bienveillance. C’est par amour que j’ai écrit ce texte. Ce n’était pas une attaque. C’était un appel. Un appel à plus de compassion.
En guise de conclusion, il n’est pas interdit d’avoir réussi. Il n’est pas interdit de voter à droite. Ce qui devrait l’être, c’est de mépriser ceux qui n’ont pas eu cette chance, c’est de nier les systèmes d’oppression qui freinent encore tant de gens.
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